Les projections climatiques de l’IRM et de l’UGent publiées pour la recherche internationale

Ces deux dernières années, l’IRM a travaillé avec l’Université de Gand (UGent) à un projet ambitieux : calculer des projections climatiques à haute résolution pour l’Europe. Le modèle climatique régional de l’IRM, ALARO-0, est capable de simuler le climat pour des périodes passées aussi bien que pour différents scénarios futurs jusqu’en 2100. Le résultat de ces simulations est à présent validé et publié sur le site internet de l’ESGF (Earth System Grid Federation). Les données climatiques disponibles dans cette archive sont utilisées par des scientifiques et des décideurs dans le monde entier, pour de la recherche sur le climat mais aussi pour les rapports du GIEC (Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat).

 

Trois scénarios pour les gaz à effet de serre

Les possibles scénarios concernant les émissions de gaz à effet de serre ou Representative Concentration Pathways (RCP), sont représentés dans la figure ci-dessous. Les quantités d’émissions totales de gaz à effet de serre dépassent aujourd’hui le scénario le plus pessimiste, le RCP 8.5. Le scénario RCP 2.6, le plus optimiste des trois, implique une diminution des concentrations en gaz à effet de serre dès les années 2040.

 

Le changement climatique en Belgique

La deuxième figure montre la différence pour les températures à 2 m prévues par les trois scénarios, entre les périodes 2071-2100 et 1976-2005. Le scénario le plus optimiste (RCP 2.6), ne prévoit qu’un réchauffement limité à moins de 1 °C. Le scénario le plus pessimiste (RCP 8.5) quant à lui, prévoit un réchauffement de plus de 3 °C en Belgique.

 

Les simulations climatiques de l’IRM et d’autres groupes de recherche sont utilisées dans le projet CORDEX.be pour forcer des modèles d’impact local. Ces modèles permettent d’étudier les effets du changement de climat sur le climat urbain, la croissance des cultures, la hauteur des vagues en mer et la composition de l’atmosphère dans le futur, par exemple.

 

Supercalculateur

Les premières simulations ont été effectuées sur le premier cluster de calcul Tier-1 du Vlaams Supercomputer Centrum, géré par la cellule HPC (High Performance Computing) de l’UGent. Pour obtenir ces simulations climatiques, plusieurs centaines de processeurs de ce superordinateur ont résolu en parallèle les équations mathématiques de l’atmosphère. Si il avait fallu calculer ceci sur base d’un seul processeur, pas moins de 8 siècles d’attente auraient été nécessaires afin d’obtenir ce résultat.

 

Pour plus d’informations :


L’article complet
• Le site internet du projet CORDEX.be : http://www.euro-cordex.be